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Collection « Poiesis »

Stéphane Lambert
56 pages, 14 x 21 cm
ISBN 978-2-87317-610-5
14 €, 2024

Depuis Art Poems, Stéphane Lambert nourrit sa poésie de sa fréquentation des œuvres d’art, convaincu que s’y jouent à échelle réduite les grands enjeux de l’être. Sensible à la temporalité parallèle à laquelle donne accès la création, il rapproche la genèse et la forme de l’écriture poétique de celles de l’image peinte, sans les substituer l’une à l’autre. À partir de ses émotions esthétiques, il éprouve et traduit la profondeur du regard en faisant résonner le bouleversement provoqué par la confrontation à la polysémie des œuvres – leur portée indéterminée. Dans ce nouveau recueil, il élargit le spectre de la création à des questionnements cosmogoniques qui, à leur tour, se fondent dans la plasticité du geste artistique. « Du bout des lèvres, Stéphane Lambert tire […] de ses expériences esthétiques, des idées sur le temps ; sur les cycles ; sur les territoires totalement neufs ou inédits, où débarque l’esprit. Du bout des lèvres, ses poèmes disent combien nos corps, nos esprits, sont littéralement mobilisés, ébranlés, à force de contempler les ruines, les restes de fresques antiques, par exemple, les matières quasi minérales laissées par des traits, des traces de couleurs. Du bout des lèvres, Stéphane Lambert nous incite à y aller voir de plus près. De tenter nous aussi l’expérience, en somme. D’aller voir ce qu’on peut, nous autres, humains humaines, corsetés dans nos corps, en tirer. Ce n’est pas rien. C’est superbement ambitieux. Superbement littéraire », dit Vincent Tholomé à propos d’Art Poems.

Stéphane Lambert, poète, romancier, essayiste, est né à Bruxelles en 1974. Son travail littéraire est marqué par une volonté de dépasser la classification des genres et des formes, préoccupation qui l’a fait se rapprocher des arts plastiques. Interpellé par le processus de création, il a consacré différents livres à des artistes, parmi lesquels Visions de Goya, l’éclat dans le désastre (Arléa, 2019) a obtenu le prix André Malraux de l’essai sur l’art et Avant Godot (Arléa, 2016), où il explore le lien entre peinture et écriture, a été récompensé à l’Académie Française par le prix Roland de Jouvenel. Il a co-écrit l’ouvrage Dans le désordre (Actes Sud, 2011), prix du Meilleur livre sur le théâtre avec le metteur en scène Claude Régy. Parallèlement à ses livres, il écrit des fictions et des documentaires sonores, notamment pour France Culture, et collabore à la presse écrite, principalement pour Beaux-Arts Magazine. En 2022, il obtient le prix Victor Rossel pour son récit L’Apocalypse heureuse. Il vient de signer une monographie sur Nicolas de Staël aux éditions Gallimard et de cosigner un documentaire sur le peintre pour Arte.

Deux chroniques excellentes, l’une d’Eric Brogniet dans le Carnet et les instants, et l’autre d’Yves Boudier sur Sitaudis

https://le-carnet-et-les-instants.net/2024/02/02/lambert-ni-se-nommer/

https://www.sitaudis.fr/Parutions/ni-se-nommer-stephane-lambert-1706767406.php